DOSSIER - HISTOIRE GEO DANS LES LYCEES : la réforme en générale par la FCPE64

Publié le par être parent tout simplement

La FCPE64 ne peut soutenir le projet Châtel pour le lycée

mercredi 9 décembre 2009, par FCPE 64


La FCPE 64 a fait le choix de communiquer à son niveau son désaccord sur certains points de l'avis de la FCPE au niveau national. Vous pouvez retrouver l'article suivant sur le lien : http://www.fcpe64.org/spip.php?article556


La pseudo réforme des lycées épargne l’essentiel, appauvrit les formations et soumet les établissements au gouvernement


Les maux de notre système éducatif d’après le collège sont connus : - découpage rigide en trois voies quasiment étanches qui fonctionnent sur des critères sélectifs : la voie professionnelle, la voie technologique et la voie générale - année scolaire déséquilibrée avec des journées trop longues - filières de l’enseignement général déséquilibrées

Bien qu’il prétende le contraire le projet de Luc Châtel ne résoudra aucun de ces problèmes. Il ne s’attaque pas à l’essentiel mais, au moyen de quelques retraits d’heures disciplinaires il va permettre de réaliser encore des économies sur le dos des élèves.

 

Le tronc commun jusqu’en première se met en place sans aucune garantie d’effectif maximum par classe. Ce sera donc un moyen de regrouper les élèves afin de réduire le nombre de divisions.

Les heures dites « d’accompagnement » seront un vaste fourre-tout où l’on pourra mélanger des visites d’entreprises ou de forums des métiers avec des heures d’appronfondissement pour certains et des heures de soutien pour d’autres. Il est à parier que ces heures non disciplinaires seront souvent utilisées, comme aujourd’hui les IDD en collège ou les TPE au lycée pour « boucler » le service d’un enseignant mais pas dans l’intérêt des élèves.

Le prétendu « rééquilibrage » des filières se fait en appauvrissant la filière S et ES sans enrichir effectivement la filière L. L’instauration de groupes de niveau en langues, alors que tout les spécialistes s’accordent pour dire que les élèves progressent plus dans les groupes hétérogènes, risque de créer des classes de niveau afin de permettre de gérer les emplois du temps.

 

Rien n’est changé dans l’organisation de l’année, rien n’est changé dans les pratiques pédagogiques et rien n’est changé dans le fonctionnement du baccalauréat. Où est la réforme pédagogique nécessaire ?

Dans l’organisation des établissements, le pouvoir du chef d’établissement, qui représente le ministre, est renforcé en lui adjoignant un « conseil pédagogique » qu’il aura lui même nommé. Le pouvoir du conseil d’administration, composé majoritairement d’élus, sera encore amoindri au profit du pouvoir du ministère. Et on nous parle d’autonomie !

 

Pour toutes ces raisons la FCPE64 ne peut accepter qu’on appelle « réforme » une modification relativement marginale de l’organisation du seul lycée général. Ces modification n’ont pour but que de pouvoir accueillir au lycée les classes nombreuses actuellement au collège, tout en continuant à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux aprtant à la retraite, comme le bac pro 3 ans avait permis de gagner un an sur la formation BEP+Bac pro ces dernières années.

Cela se fait en même temps que la réforme du recrutement et de la formation des enseignants qui renforce leur caractère disciplinaire. Qui peut croire que le gouvernement a la volonté de transformer le lycée dans ce contexte ?

Publié dans DROIT DE REPONSE

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