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Éducation nationale : une équipe mobile de sécurité installée en Seine-Saint-Denis
AFP
Les ministres de l'Éducation nationale Luc Chatel et de l'Intérieur Brice Hortefeux ont installé lundi la première "équipe mobile de sécurité" (EMS), destinée à apaiser les tensions dans les établissements scolaires, au lycée Jean-Zay d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Cette EMS, composée de dix personnes, dont 5 spécialistes de la sécurité et 5 personnels de l'éducation nationale, a pour rôle d'appuyer et de rassurer les équipes pédagogiques, de prévenir les problèmes et de prendre à part des élèves perturbateurs.

"C'est un plus mis à la disposition des recteurs, qui peuvent les affecter là où il y a besoin", a expliqué Chatel. Dotées d'une tenue spécifique - blouson vert et brassard - et de moyens de transmission radio (talkie-walkie), mais non armées, les "EMS" sont chargées en cas de crise de sécuriser l'établissement pour permettre la continuité des cours dans la "sérénité" selon les deux ministres. "Ce ne sont pas des policiers", a tenu à préciser Hortefeux. A Aulnay-sous-Bois, l'EMS dirigée par François Dumoulin, 27 ans, un ancien officier de l'armée royale belge, dispose d'une salle mise à sa disposition par le lycée Jean-Zay. L'EMS est appelée à se déplacer sur l'ensemble du département à la demande d'un proviseur. L'équipe est composée entre autres d'un ancien policier, un conseiller principal d'éducation, un gendarme auxiliaire... Ils sont pour la plupart des contractuels de l'éducation nationale. En rodage depuis le 28 septembre dernier, l'EMS d'Aulany-sous-Bois est déjà intervenue à titre préventif dans un lycée à Saint-Ouen, où avaient eu lieu des bagarres suite à la mort de deux jeunes par fusillade. "Nous étions positionnés au portail et notre rôle consistait à maintenir le calme.

Les élèves nous lançaient des regards curieux. Certains venaient nous demander +qui êtes-vous ?+, +que faites-vous là ?+. Dès qu'on leur expliquait qu'on n'était pas des policiers et que nous sommes là pour installer un climat serein, ils souriaient et repartaient", raconte Willman Malonga, 26 ans, ancien éducateur sportif, nouvel EMS. Dans l'académie de Créteil, cinq EMS devraient être déployées dans les six mois. Elles seront à chaque fois basées dans un établissement situé à proximité des cités dites sensibles, selon le rectorat. Quelque 500 personnes devraient être recrutées d'ici la fin de l'année pour intégrer les EMS, selon Chatel.

Publié dans REVUE DE PRESSE

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