Les droits des enfants et son défenseure, plus qu'une utilité, une obligation...

Publié le par être parent tout simplement

L'ANPASE (Association Nationale des professionnels et acteurs de l'action sociale, médico-sociale, sanitaire en faveur de l'enfance et de la famille) se positionne sur la suppression du poste de la défenseure des enfants :

Ils ont osé! alors que le monde s'apprête à célébrer le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant, le gouvernement a purement et simplement supprimé l'autorité indépendante à la tête de laquelle se trouvait la défenseure. Sans qu'elle ne soit ni consultée ni auditionnée.

UNE ACTION SIMULTANEE SUR PLUSIEURS FRONTS
Nantie de 60 correspondants territoriaux, cette institution originale, vouée spécifiquement aux mineurs, assurait jusque là, la promotion de leurs droits, entre autres par des enquêtes de terrain qui en vérifiaient l'opérationnalité. Elle s'est livrée aussi à de multiples médiations entre institutions lorsque la situation d'un mineur le justifiait. Mais elle a aussi fait des propositions de réformes législatives autour de faits dits de société. On peut citer le statut tiers des beaux parents, ainsi que les suggestions d'amélioration des politiques publiques. La création des maisons d'adolescents et la multiplication des équipes de pédopsychiatrie découlent de cette dynamique. Les exemples font nombre.

L'ANPASE SE POSITIONNE RESOLUMENT CONTRE CETTE SUPRESSION

Les "raisons de notre colère" sont à la fois politiques et techniques. Ainsi, le nouveau projet qui institue un Défenseur des droits "généraliste", ne fait pas du tout référence à la convention internationale des droits de l'enfant ! Or, dans le contexte actuel, des sujets très sensibles tels que la présence d'enfants dans les centres de rétention, ou le traitement de la situation des mineurs étrangers isolés ne manqueront pas de poser question. Sur le plan technique, les enfants et leurs familles ne s'adresseront pas aussi aisément au Défenseur des droits qui n'aura pas de compétence visible à l'attention des mineurs, ce qui va à l'encontre du projet européen.

Alors que nous travaillons à l'émergence de réponses de prévention au plus prés des jeunes et de leurs familles, quel dommage de supprimer ce qui était opérant... À qui le tour ???

Publié dans DROIT DE REPONSE

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