Faut-il une loi pour la fessée ?

Publié le par être parent tout simplement

Faut-il être pour ou contre la fessée ? Une loi s'impose t-elle ? Que soulevons-nous comme question ? Une question toute simple mais qui relève oh combien il est difficile et de tout temps "d'être parent" et d'élever son enfant.  Si poser des limites est un acte difficile pour nombre de parents, c'est parce qu'il renvoie forcément à ses propres capacités à prendre du recul sur ce que montre l'enfant. Les limites qu'il recherche ne sont pas là pour "ennuyer le parent" ou "pour le pousser à bout" mais parce qu'il cherche à grandir, à être sécurisé, à mieux comprendre ce qu'il devra affronter plus grand... Alors la réelle difficulté va être pour le parent, de rester dans l'éducation, dans le dialogue et dans l'explication de la vie au-delà de la tentation du "dressage" et de la "punition" dite "facile"...

 

Alors si une loi ne peut pas tout régler, on peut en attendant se poser les questions de comment aider ces parents qui résistent difficilement à l'envie de mettre une fessée ou une gifle. L'enfant doit se sentir dans une relation respectueuse et de confiance pour apprendre les lois sociales. L'acte physique n'est que pulsion, n'est que réaction au 1er degré de ce que l'enfant exprime. Si l'on ne peut pas être des parents parfaits et si il ne s'agit pas de l'être, peut-être peut-on essayer de tendre vers une génération qui grandira non pas par la force ou à l'opposé par la toute parole mais parce qu'on l'accompagnera avec respect et dignité. Etre parent n'est pas inné, cela s'apprend et non pas uniquement par transmission culturelle familiale mais aussi parce que l'enfant nous fait grandir, nous parent... !!



Si on peut comprendre la nécessaire réflexion autour de « comment élever son enfant hors de la crainte », il est de notre devoir de nous obliger à réfléchir sur l’accompagnement auprès de tous ces parents qui s’interrogent de leurs limites, de leurs capacités à absorber l’opposition de leur enfant, de leur compétence à accepter le conflit, la dualité, … Ce qui nous parait du commun, l’est beaucoup moins pour un parent qui ne voit en cette relation conflictuelle qu’échec, que « ratage », que fatigue… Et pourtant combien de parents ne souhaitent que comprendre ce que signifie cette période d’opposition, cette période où l’enfant se construit parce que ses parents sont présents, lui assurent un environnement sécure et de confiance.

 

Qui n’a pas entendu autour de soi « je me suis pris des fessées et j’en suis pas mort… » Ou « qu’est-ce que j’ai pu prendre et je suis encore là… ». On peut entendre ces phrases dans d’autres circonstances et/ou contextes mais alors l’écouter sans « sourciller » c’est ne pas dépasser ce que l’on pourrait nommer le « déterminisme social ». Depuis plus de 30 ans, connaître l’environnement familial, ses enjeux, le monde de l’enfance au nom du progrès, de la connaissance, de la pédagogie nouvelle, de la psychologie de l’enfant, nous permet d’aborder ses relations parents/enfants autrement que par les phénomènes transgénérationnels, alors osons faire ce pas…

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