DOSSIER - HISTOIRE GEO DANS LES LYCEES : monde.fr

Publié le par être parent tout simplement

Luc Chatel : "L'histoire-géo va garder une place éminente" au lycée
LEMONDE.FR | 06.12.09 | 

"On ne supprime pas le programme d'histoire-géo en terminale scientifique, ce programme sera vu en première. En première, les lycéens de la filière S vont voir leur horaire d'histoire-géo passer de 2 h 30 à 4 heures", a déclaré, dimanche 6 décembre, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale. Il réagissait ainsi à une pétition d'universitaires inquiets de la disparition de cette matière dans les programmes de terminale S.

"Que les élèves soient en filière scientifique ou littéraire, ils auront en première quatre heures d'histoire-géo, une discipline qui fait partie du tronc commun de matières partagées", a-t-il précisé. "L'histoire-géo va garder la place éminente qui a toujours été la sienne dans le système éducatif français et va même voir sa place confortée", a-t-il assuré.

DES INTELLECTUELS APPORTENT LEUR SOUTIEN AUX UNIVERSITAIRES

Le projet de réforme des lycées, que Luc Chatel doit présenter jeudi devant le Conseil supérieur de l'Education, prévoit que les lycéens ayant choisi la voie scientifique n'aient plus de cours d'histoire-géographie obligatoires en terminale afin qu'ils puissent se consacrer à leurs matières scientifiques. "Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d'histoire-géo, comme le français. Ils ne feront pas d'histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n'ai pas le sentiment qu'ils soient illettrés", a-t-il ajouté en précisant que "les lycéens en filière S spécialement intéressés par l'histoire pourront suivre une option de deux heures d'histoire".

Vingt universitaires de renom, comme Jean-Pierre Azéma, Alain Finkelkraut ou Michel Winock, ont publié samedi dans Le Journal du dimanche une pétition, dans laquelle ils "s'insurgent" contre la disparition prévue des cours d'histoire en terminale S. Ils ont été rejoints, dimanche, par des intellectuels dont le psychiatre Boris Cyrulnik, les écrivains Philippe Delerm et Hervé Hamon et le philosophe Michel Onfray. Des politiques leur ont également apporté leur soutien parmi lesquels Martine Aubry (PS), Marielle de Sarnez (Modem) ou encore des députés de la majorité comme Hervé Mariton et Renaud Muselier (UMP), Jean-Claude Lagarde et Maurice Leroy (Nouveau centre).

 

 

"Luc Chatel : "L'histoire-géo va garder une place éminente" au lycée": place éminente? sur la télé, à côté de la photo de grand-père! Pas d'humanités pour les TS: il n'est pas bon que les élites réfléchissent! NS a bien "réussi" sans ça,non ? il a une Rolex.

 

Non seulement les bacheliers ne maitrisent plus l'orthographe, mais en plus il ne sauront plus ce qui s'est passé en 1515...

Filière scientifique : la fin de l'histoire ?

LEMONDE.FR | 07.12.09 | 

Alors que l'annonce était passée quasiment inaperçue, l'Association des professeurs d'histoire-géographie (l'APHG) a lancé un appel, samedi 5 décembre, auprès des historiens dans le Journal du dimanche, contre la réforme des lycées. Le point litigieux ? La suppression annoncée de l'histoire-géographie dans les matières obligatoires en terminale scientifique (S). Jusqu'à présent, 2 h 30 d'histoire-géo étaient prévues dans ces classes. Selon le projet, en 2010, l'enseignement obligatoire devrait disparaître, contre la possibilité de suivre deux heures optionnelles. En échange, se défend le ministre de l'éducation nationale, en 1re scientifique, les élèves passeront de 2 h 30 d'histoire-géo hebdomadaire à 4 heures. Mais les signataires de la pétition jugent "impératif d'annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue".

 

L'enseignement de l'histoire-géo, avant-après

  • EN SECONDE :
    - avant la réforme : 3 h 30 hebdomadaires (dont 30 minutes de module)
    - après la réforme : 3 heures.
  • EN PREMIÈRE :
    - avant la réforme : 4 heures pour les séries littéraire (L) et économique et sociale (ES), 2 h 30 pour la série scientifique (S).
    - après la réforme : 4 heures pour tous.
  • EN TERMINALE :
    - avant la réforme : 4 heures pour les séries littéraire (L) et économique et sociale (ES), 2 h 30 (dont 30 minutes en classe dédoublée) pour la série scientifique (S).
    - après la réforme : 4 heures pour les séries littéraire (L) et économique et sociale (ES),  2 heures optionnelles pour la série scientifique (S).

Du côté des politiques, le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, y voit "une des décisions les plus graves qui aient été prises dans l'éducation nationale ces dernières années", tandis que Martine Aubry, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Manuel Valls (PS), Cecile Duflot (Verts), Marielle de Sarnez (MoDem) et Hervé Mariton (UMP) ont signé la pétition.

"RÉÉQUILIBRER LES SÉRIES"

L'UNSA [deuxième fédération syndicale des personnels de l'éducation nationale] a en revanche adopté une position différente. "On a choisi dès le début de ne pas entrer dans le débat par l'angle des disciplines, explique Claire Krepper, secrétaire national du SE-UNSA. On ne peut pas bâtir une réforme à partir de ce que veut chaque discipline." Pour le syndicat il faut privilégier les besoins des lycéens, mais surtout casser un système élitiste dans lequel tous les bons élèves se retrouvent en section scientifique. "Il est faux d'affirmer que l'on va vers une suppression de l'histoire-géo en filière scientifique. Il y a une option, et surtout l'horaire de première est renforcé. Les programmes sont, eux, revus en adéquation avec ce réaménagement."

"Si l'objectif est de rééquilibrer les séries, explique SE-UNSA, la réforme a du sens." C'est la question de la formation des élites qui se joue et le syndicat considère que "tous ceux qui sont pour le bien commun devrait approuver ce rééquilibrage". L'APHG, qui a recueilli plus de 12 000 signatures, demande un volume horaire hebdomadaire obligatoire de 3 heures (non optionnelles) avec un contrôle au bac en fin de classe de terminale comme pour les autres séries générales. La réforme, elle, sera examinée, jeudi 10 décembre, par le Conseil supérieur de l'éducation.

Le Monde.fr

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Publié dans REVUE DE PRESSE

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